On aime les chansons, celles quâon chante comme ça sans raison, des refrains entĂȘtants qui parlent de nous, de toi, des autres, ceux que tu chantes en choeur dans la foule avec ton voisin. Car finalement on veut tous la mĂȘme chose : partir en Australie sur un coup de tĂȘte, faire lâamour sur des plages dĂ©sertes, se moquer de tout, se moquer de nous. Ătre libres dâaimer deux, trois, douze personnes, de chanter dans un garage, dans la rue, dans la douche, de ne pas sortir le soir ou de ne pas se coucher. De quitter la banlieue, de quitter la province, de quitter Paris. Libres dâinventer des mots, de sâappeler hollydays parce que câĂ©tait lâannĂ©e des h, et que papa etait bĂ»cheron. Libres de lâĂ©crire comme on veut parce que Madonna lâavait dĂ©jĂ pris. Libres de crĂ©er nos propres vacances.